Hier la philo et sourire à moitié. Aujourd’hui histoire –géo , pas de quoi trépigner …les jours s’égrainent , les épreuves s’enchaînent …au moins me disait -elle hier , nous ne souffrons pas de la chaleur dans les salles d’examen …un fait est , soyons positif .

Elle va réussir brillamment son épreuve de passage chez les « grands » , quand une candidature a été retenue parmi les trente meilleurs dossiers sur 700 demandes , il ne peut pas en être autrement , n’est ce pas ?…

Mon trac, je me le garde ; les granules homéopathiques pour juguler le stress, c’est moi qui les prends . Je sais objectivement , que j’en fais un peu trop dans l’accompagnement. Comme si j’étais pressée de vivre le grand chambardement qui va entourer son installation ailleurs que chez elle , chez nous , dans sa maison ... Trouver un logement et le rendre accueillant , prévoir les transports , les repas et … le budget inhérent à la situation d’étudiant .

Je ne sais pas comment font les autres parents, mais nous, avec un salaire d’instit .et mes appointements aussi irréguliers qu’aléatoires, nous avons de quoi vivre sans pleurer, mais peu de place pour les débordements , un petit peu comme si nous attaquions l’époque du parcourt du combattant …

Et là je réalise le changement, entre mes années fac. et celles de l’étudiant de maintenant .Qui aujourd’hui peut accéder aux études universitaires ? A part ceux que la loterie, a dès le départ, déjà triés …je ne prétends pas que trente ans plus tôt , la ségrégation ait été moins sévère entre les classes sociales , mais il était plus simple de se débrouiller sans gros moyens. La petite chambre sous les toit et le camping gaz pour réchauffer une boite , suffisaient largement à mes besoins auxquels je subvenais par le biais de quelques mois de jobs l’été …même plus la peine d’en rêver .