C’est la faute du divan . J’étais juste trop confiante ,transportée par un soleil généreux et le ciel bleu, des projets plein la tête et des rêves plein les yeux... -« Je vais bien , je ne sais pas quoi dire de mieux , le sentiment d’avoir repris le contrôle de ma vie et… j’allais presque le dire, d’en avoir fini avec vous … -« alors prête à prendre le risque ? … Mon regard suit le prolongement de sa main et s’arrête sur le divan . Touchée , coulée…la gorge qui se noue, les mots qui restent bloqués . En quoi le fait de m’allonger sur ce divan, peut-il être qualifié de prise de risque ? d’ailleurs je ne suis pas convaincue du bien fondé de la méthode et j’avance très bien en relation de duel . Je continue à argumenter sans le quitter des yeux …ce divan n’en est pas un, il n’est ni plus ni moins qu’un lit, légèrement creusé en son milieu, tapissé d’un velours bordeaux un peu fané rehaussé d’un minuscule coussin recouvert d’un carré de tissu blanc . Ce divan , n’est pas une invitation à la relaxation , il me terrorise trop pour cela . J’ai encore besoin de l’appui d’un regard ,avant l’immersion dans les tréfonds de l’inconnu , territoire vierge parsemé de tous les dangers , dernières couches à défrichées . Dépitée à en pleurer !…