Je ne sais pas à quel moment je l’ai décidé . Elle prétend qu’en arrivant je le savais. Je crois qu’elle se trompe. En arrivant , je n’étais qu' encombrée , de colère et de peur , complètement déboussolée . j’ai tout posé en une fois . Elle n’a pas bronché … pas comme si elle s’en fichait , non… juste , elle a tenu bon sans vaciller . Elle était de la trempe de mon arbre… imposante et rassurante , cette rencontre , m’a sauvée . Trois ans à l’aimer, la détester, chercher à la séduire ou la repousser. Aujourd’hui, je sais que nos chemins devront se séparer mais elle sera toujours là, dans mes pensées ; un guide , une force qui ne va pas me quitter , le jour ou mon tour sera arrivé, d’être pour d’autres égarés , ce que pour moi elle a été . « Je veux être psychanalyste » …Elle n’a pas éclaté de rire, elle ne s’est pas moquée, comme je le craignais , elle n’a pas argüé le saugrenu d’un pareil projet , ni tenté de me décourager , « c’est long, très long… » a-t-elle simplement lâché avec une pointe de gravité , avant dans un sourire de rajouter « mais , en arrivant déjà vous saviez … ». Comment savoir ce que l’on va trouver , quand on plonge en soi en une profonde obscurité ? J’ai plongé en moi et y ai trouvé la confiance en la ressource humaine … Ce que j’ai pu , chacun l’a à sa portée ...