racines perdues

A la recherche des racines perdues ... On connaissait la femme tronc , la femme enfant ou tête de linotte … Imaginez un arbre ..sans racines . Première saison , il fleurit ; deuxième il bourgeonne et s’épuise ; troisième il se dessèche et c’est fini . Je suis à l’automne de ma vie et je refuse de finir comme lui . Stop …écoute les sens des mots et des émotions que te dictent ta raison et ton corps et laisse toi conduire à bon port … changement de vie , changement de décors .

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Psy...psychanalyse

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samedi, juin 14 2008

Trop dans l'affect ...

On n' arrête pas de me le répéter , je suis trop dans l’affect. …

"On " ... en fait , mon mari et tous ceux qui ont pris à cœur la démarche dans laquelle je me suis engagée .

On ne dirait pas comme ça , derrière le sang froid que j’affiche en beaucoup de circonstances et le calme qui me caractérise dans les urgences, que finalement, j’encaisse mieux les évènements, que je ne les digère vraiment .

Depuis toute petite j’ai appris à enfermer les sentiments et à composer avec le paraitre et le « semblant » , à suivre le modèle de mes parents …

Exprimer ce que l’on ressent , n’est pas indécent , tempêter, rire ou pleurer, c’est juste être vivant !

L’empathie, en restant soi-même... Le résultat d’un travail d’introspection et d’harmonisation avec ses propres émotions, en vue de résister à « l’illusion », du jeu de projection …

Il ne s’agit pas d’apprendre à verrouiller encore plus entre le dehors et le dedans, mais de prendre le temps de désamorcer les bombes de son propre champ de batailles, afin de devenir un bon aide de camp…

mardi, juin 10 2008

L' Evitement ...

Remplir son emploi du temps ne suffit pas à combler le vide et refermer les béances . Je peux au mieux éviter la balance ou invoquer un besoin de trésorerie à résoudre dans l’urgence , mais je ne peux pas ignorer le sens de ces crises de boulimie , apanage de la dépendance …Boulimie de travail et grignotage intense ,pour calmer l’angoisse et faire taire une souffrance , la réponse facile à l’exigence . On ne se débarrasse pas si facilement de l’ingérence des vieux réflexes en pareilles circonstances . On ne pense pas , on avance , un peu ballotée dans l’errance … Par excès de fierté , déni de réalité , la résistance face à l’humilité , le refus d’admettre que l’on ne détient pas la clé pour ouvrir la porte qui vient de vous claquer au nez . Je connais ce bruit de porte et le silence d’après. Les réponses qui ne viendront jamais , le vide à combler, le manque à compenser , l’obstacle à contourner , le doute à dissiper ... C’est à moi qu’il revient de prouver que j’ai eu raison de m’insurger. A moi de trouver une issue à ce passage obligé , sans faux fuyants et emprunt de porte dérobée …ailleurs que dans l'évitement .

lundi, juin 9 2008

la raison des sentiments ...

La psychanalyse …c’est aller à sa rencontre, faire connaissance et sympathiser :-)

Ce n’est pas rien à réaliser , un regard de soi à l’autre qui peut tout changer et ce, je dirais, presque, malgré soi ...

« Parce que je le vaux bien !… » Euréka , c’est cela qu’il fallait trouver .

Cela ne résout pas tous les conflits et n’épargnent pas tous les soucis et difficultés que l’on rencontre dans une vie , mais de comprendre par quoi l’on est régi aide à lutter contre la fatalité , à éviter quelques coups ou à en limiter la portée. Je suis en paix avec mes manques, mes excès et compose avec mes névroses…Je ne me bats plus contre, mais avec, ce qui est beaucoup moins fatigant .

Les mots, les mots , les mots tout le temps …la raison qui cherche à s’imposer sur les sentiments .

Et même si tout cela est vrai , à l’instant , il n’en demeure pas moins toujours en mouvement .

Pourquoi cette relation impossible avec mon père en ce moment …ce moment même ou celle sur qui j’ai fait le transfert de ma mère décide de l’éloignement . Sans doute parce qu’il s’agit du bon moment , pour que se rejoignent les mots et les sentiments …

mardi, mai 27 2008

Quand l'analyse...s'enlise

Introspection terminée .Je réalise …l’influence qu’il est possible d’exercer sur quiconque vient consulter . Nul besoin de longs discours ou autres débordements intempestifs. Le silence aussi peut être éloquent , un froncement de sourcil, un frémissement d’agacement , un imperceptible sourire ou penché de tête en signe d’acquiescement et ce qui aurait pu et du être le haut lieu de la libre expression se transforme en prison …hors repère ,votre comportement s’adapte, dans la recherche de l’harmonie à l’unisson . Vous ne le savez pas encore mais votre désir le plus cher d’alors, est de puiser dans la réserve de vos névroses les mieux ancrées , celles qui vous permettront de répondre au plus près à ce que l’on semble attendre de vous et vous entrez dans un rapport de séduction . Une pulsion , qui vous donne l’illusion d’un mieux être alors qu’il ne fait que déplacer votre dépendance sur celle ou celui , en qui se portait votre confiance … je n’ai pas encore fait le travail d’analyse qui me permettra de tirer profit de cette expérience . Je réalise, juste … ce qu’il aurait pu advenir en d’autres circonstances , si le "pion" n’avait pas eu cette ambition de changer de situation au prix de la rébellion …une magistrale leçon et un pas de plus sur le chemin de la connaissance et de la compréhension .

dimanche, mai 25 2008

Introspection ...

Je suis juste certaine de cela , il fallait que cela s’arrête .Que je cesse d’entretenir cette névrose, ce rapport de force , de pouvoir et de séduction dans cette relation avec ma psy. Que je pose ces armes d’un autre temps et m’autorise le biais d’un nouveau fonctionnement. Difficile d’admettre que la seule vraie compétition est celle que l’on se livre contre soi-même .Que la notion de perdre ou de gagner ne passe que par cette lutte intérieure … de l’ego en proie à toutes sortes de tiraillements . Je lui en veux , d’avoir tenté de stopper net la machine, après m’avoir permis de trouver les moyens de la lancer …Je lui en veux , pour parvenir à ses fins d’avoir user de stratagèmes finement ciblés . Je lui en veux pour la douleur qu’elle a réveillé . Je me suis "sauvée" , même si aujourd’hui, je ne sais plus trop de quel pied avancer et s’il me faut mieux, être soulagée que dans le regret . Je pense qu’elle ne répondra pas à mon courrier , qu’elle choisira de me laisser me débrouiller avec l’ensemble des contradictions que je n’ai pas réglé . Sa façon à elle de continuer à opérer un contrôle à distance par l’occupation de mes pensées , dans l’attente d’une rétractation de ma part , ou d’un éclair de lucidité . Il est vrai que tout deviendrait si simple , si d’un mot , d’un signe …d’une dernière scansion , je me sentais libérée de toute culpabilité, le cœur léger, remplie des réponses aux questions que je n'arrête pas de me poser . Introspection …dans l’écho des fées…des faits…d’effet … toutes ces pistes à explorer .

dimanche, mai 11 2008

contre-transfert ...

Je savais que cela arriverait , mais je ne savais pas quand, ni comment , nos chemins allaient se séparer . Sans doute espérais-je même, que cela ne se fit jamais … Que la relation mue en un lien de proximité, quelle dévie de son but premier , en évoluant vers une forme de tendresse-amitié . Dans le fond, je sais que je n’y ai jamais cru . Ce qui arrive devait arriver, presque comme une preuve d’évolution normale, de bonne santé mentale, une formidable avancée sur le chemin de la fameuse libre pensée. Je me suis fourvoyée, ce n’est pas mon rêve qui s’est écroulé , c’est mon illusion de l’Autre qui est devenue réalité … C’est étrange de réaliser ,que la personne que vous avez placé au dessus de vous, en détentrice du savoir , ne détient pas la vérité que vous attendiez d’elle , cette vérité qu’il revient à chacun d’inventer . C’est étrange de réaliser ,qu’en cessant d’attendre cette réponse, on touche enfin au plus proche de soi dans la singularité et à tous les moyens de devenir acteur de sa vie … Il fallait trouver un moyen de nous libérer de l’engrenage, de cet énorme transfert dans lequel je nous avais enlisé , nos deux inconscients ce sont chargés du reste … C’est étrange , d’apprécier la lucidité de l’inconscient ,dans le choix du procédé et du moment , pour imposer sa réalité …

A peine le choc encaissé, à peine retombée sur terre, je réalise que je n’ai plus de psy…



Que « celle qui savait »… à mes yeux , a disparu . A la place , une confrontation ,un face à face tendu dans une partie perdue d’avance , entre deux forces à égalité . Pour le moment je suis bloquée dans mon analyse et j’envisage sérieusement de chercher auprès d’un autre analyste des réponses aux pourquoi et comment de cette étrange situation . Je ne suis probablement pas encore prête à m’installer, prétexte sans doute que cette affirmation, pour provoquer la confrontation et amener les vraies questions . Ne serais je pas plutôt prête à passer à autre chose ? …à poursuivre différemment ma route, dans une direction qu’il me resterait à trouver ?

lundi, mai 5 2008

le rêve

Cette nuit j’ai tué tous ceux qui me pourchassaient , avec énormément de facilité . Je les extirpais un à un de leur sommeil et les attirais vers la fenêtre ouverte par laquelle ils se jetaient . Et cela sans éprouver ni culpabilité , ni soulagement particulier. Comme s’il s’était agi de quelque chose d’aussi normal que de respirer, ou d’écoper le fond d’une barque qui prend l’eau et menace de couler , bref un réflexe de vie . Je n’ai identifié personne en particulier , sauf que tous étaient des hommes et que tous avaient pour mission de me supprimer .

J’ai horreur des situations conflictuelles , d’ailleurs à ce jeu je ne gagne jamais . Je bataille et finis par céder , de guerre lasse souvent épuisée, de me contenir ou de me lâcher . En ce moment je ne fais que concéder , avancer et reculer , chercher le biais, le moyen d’abattre l’obstacle ou de le contourner . Mon fils et sa puberté , l’esprit rebelle , avide de reconnaissance et de liberté …mon père et son age avancé, caractère bien trempé , convaincu dans sa logique que rien ne peut plus lui résister … mes deux jeunes protégées arque boutées dans leur refus d’accepter l’aide qui leur permettrait d’avancer, ma position d’écartelée, entre les discours et visions opposées des deux psys auxquelles je me réfère pour essayer de me construire une libre pensée …

Je suis lasse dans la journée et la nuit je profite d’un rêve pour évacuer la tension et me permettre de réfléchir aux moyens d’alléger la situation !

…comme par exemple, admettre que le comportement de son rejeton de 16 ans ne justifie pas que l’on soit toujours sur ses talons , ni que chaque mot fasse l’objet d’une discussion , signifier à son père , que l’on préfère son coup de téléphone quotidien le matin au lieu du soir , parce que le matin est le moment de la journée ou l’on est plus enclin à lui accorder l’écoute et l’attention , dont il se plaint que vous le privez , quand il s’invite au milieu de votre repas ou de vos activités de fin de journée … reconnaitre à ses petites protégées le droit de disposer de leur vie sans tenir compte de vos conseils , en toute liberté et se recentrer sur ce qui parait être l’incontournable dans l’essentiel, entretenir sa lucidité pour continuer à évoluer dans la construction de sa libre pensée …

samedi, mai 3 2008

La planète psy.

La psychanalyse fait peur . Elle s’appuie sur des notions de perceptions , elle n’est pas une science exacte , elle est intuition .

Définie par Freud lui même comme une « science de la nature » en raison de l’importance de l’expérimentation, en réponse, à la « science de l’esprit » qui se caractérise par la description , elle est vivante et sans cesse en évolution . Sa créativité repose sur la capacité du mouvement , l’émergence du recelé par l’inconscient et son interprétation .

La psychanalyse ne guérit pas . Son but ultime est d’aboutir à «la récupération de ses facultés d'agir et de jouir de l'existence» …cette liberté d'être au plus proche de soi dans la singularité .

Dès lors, la psychanalyse ne se réduit pas seulement à une psychothérapie, ni l'analysant à un malade.

La psychanalyse effraie , par sa rationalité ; le psychanalyste par son appartenance à cette conception à part , la représentation de maître magicien, détenteur du « truquage » …

...Une femme ou un homme , qui a traversé les tempêtes et bravé les orages ,qui s’est imprégné du contenu de chaque message et connaît bien les méandres qui conduisent à l’autre rivage , avant de s’autoriser au rôle … accompagnateur de voyage .

vendredi, mai 2 2008

Vieux schémas de répétitions ...

Je m’attendais ou peut être pas, à rencontrer des obstacles et à me heurter à des difficultés, sur le chemin que je viens d’emprunter . La séance de vendredi dernier a été plus qu’édifiante à ce sujet . je suis arrivée tout sourire déployé , avec la ferme intention de faire entendre ma résolution de …m’installer . Et là, je me heurte , plus qu’à un rocher, à une montagne de résistance , le déploiement maximum d’une volonté opposée !…je l’attendais tellement , ( une semaine K.O …tout de même avant de le réaliser…) qu’il me semble être certaine aujourd’hui, de l’avoir inconsciemment provoqué , cet affrontement de plein fouet, pour ne pas céder à la tentation de la facilité et peut- être passer à coté ,de ce but que je me suis fixée. J’avais besoin de cette confrontation avec les vieux schémas de répétitions , comme point de comparaison , pour constater l’évolution . De part le passé, j’ai été un peu journaliste, photographe, sculpteur, écrivain , avec plus ou moins de succès .Avec surtout en résonance , l’impitoyable appréciation de « bonne à rien » . Vous savez ces petits commentaires accolés à votre nom comme un paraphe, qui vous suivent ou vous précédent, c’est selon, tout au long de votre scolarité , jusqu'à vous imprégner et devenir composant de votre personnalité . Comment justifier et surtout se dédouaner de toutes responsabilités, sur les échecs répétés dans l’apprentissage scolaires d’un enfant , autrement qu’en évoquant son manque de capacités ? … J’ai grandi , et commencé dans la vie avec cette certitude d’en avoir déjà fini , condamnée à être « limitée » et là j’ai parfaitement réussi ! j’aurais sans doute pu faire une carrière de journaliste, photographe , sculpteur , ou écrivain , si je n’avais pas craint de me trouver confrontée à cette souffrance, de ne pas être à la hauteur de mes rêves , ambitions , désirs inavouables et inavoués . Au lieu de cela , j’ai appris à maitriser l’art de l’évitement et de la fuite , la technique éprouvée sans risque, de la touche à tout assez douée qui se consume en feu follet … Et voilà que j’allais recommencer , sous un prétexte fallacieux, à me passer à coté , me rater et me couler … j’ai pris le risque , j’ai plongé , parce que je savais que je ne risquais pas de me noyer , que j’avais sans doute fait les trois quart de la traversée et que pour le reste , j’avais un guide sur qui compter …

mardi, avril 22 2008

Pum'

Elle ne me hante plus, elle m' habite . Haute comme trois pommes, et légère comme une plume , rieuse , pipelette et pipelette … Pum’ est là dans ma tête . Je l’ai rejeté , ignoré , détesté avant de la réhabiliter ,en commençant par accéder à la lucidité, avant de finir par accepter la réalité . Pum’ ne méritait pas ce qui lui est arrivé. Aucun enfant ne mérite d’être détourné de sa destinée pour devenir otage ou jouet , en étant manipulé par plus fort que lui , par détenteur de l’autorité . Aucun enfant ne mérite d’être abusé . Après, tout dépend de ce que l’on met en œuvre pour continuer à avancer et ce que l’on en fait … Personnellement, j’ai refusé la confrontation avec l’inextricable et l’absurdité , j’ai opté pour l’univers protégé du monde inventé , la bulle du rêve , de l’évasion , le « marcher à coté »… Je n’ai pas le souvenir d’avoir été malheureuse , ni mal traitée ; cette notion m’est apparue bien après, comme de vieux restes encombrants , une sorte de rejets , de boulet à trainer , quand la bulle a éclaté et qu’il a fallu composer avec une autre forme de vérité . Depuis, à force d'acharnement , je me suis recomposée , mais je n’ai pas oublié, ce par quoi il faut passer . Je le retrouve dans les témoignages de celles et ceux , que j’essaie d’aider , dans l’expression de leur peurs , colères et phases de découragement … le sentiment de ne pas pouvoir y arriver , le bouleversement qui fait que l’on se sent impuissant et dépassé . Mon écoute est là pour les rassurer et ma confiance en leur capacité à vaincre ,là, pour les accompagner sur les chemins qu’ils vont empreinter vers eux, jusqu'à se trouver . La force de la foi, loin du religieux, juste en l’énergie de l’être humain et ses capacités à rebondir et se projeter .

lundi, avril 21 2008

psy...et psy...

L'art de la psychanalyse serait-il en danger ? A l'origine , l'amalgame entre psy et psy, …analystes et...thérapeutes , entre celui qui s'autorise après une solide auto-analyse et la reconnaissance de ses pairs et celui qui s'auto-proclame sans plus d'expertise au retour d'un week end de développement personnel . Un jour prochain , jetés dans le même panier au détour d'un décret , psys et psys se fondront dans une même unité ou plus rien ne permettra de distinguer les différents modes de pratique et de pensée et ce, au détriment du traitement de la souffrance psychique et de la liberté de chacun...

samedi, avril 19 2008

le divan

C’est la faute du divan . J’étais juste trop confiante ,transportée par un soleil généreux et le ciel bleu, des projets plein la tête et des rêves plein les yeux... -« Je vais bien , je ne sais pas quoi dire de mieux , le sentiment d’avoir repris le contrôle de ma vie et… j’allais presque le dire, d’en avoir fini avec vous … -« alors prête à prendre le risque ? … Mon regard suit le prolongement de sa main et s’arrête sur le divan . Touchée , coulée…la gorge qui se noue, les mots qui restent bloqués . En quoi le fait de m’allonger sur ce divan, peut-il être qualifié de prise de risque ? d’ailleurs je ne suis pas convaincue du bien fondé de la méthode et j’avance très bien en relation de duel . Je continue à argumenter sans le quitter des yeux …ce divan n’en est pas un, il n’est ni plus ni moins qu’un lit, légèrement creusé en son milieu, tapissé d’un velours bordeaux un peu fané rehaussé d’un minuscule coussin recouvert d’un carré de tissu blanc . Ce divan , n’est pas une invitation à la relaxation , il me terrorise trop pour cela . J’ai encore besoin de l’appui d’un regard ,avant l’immersion dans les tréfonds de l’inconnu , territoire vierge parsemé de tous les dangers , dernières couches à défrichées . Dépitée à en pleurer !…

mardi, avril 15 2008

la libre association ...

Passer sans transition du coq à l’âne dans la vie courante est un exercice facile, alors que s’adonner à la même activité entre les quatre murs du cabinet de son psy , devient stratégique . La différence est dans la qualité d’écoute. Dans le premier cas on se sait à peine entendu , dans le second on se sait écouté , et ça suffit à enclencher une guerre dont on devient à la fois instigateur et protagoniste. Il s’agit alors de faire tomber les résistances , les barrières de protection …du territoire protégé de l’inconscient, qui s’érigent au premier signe d’intrusion . J’ai beaucoup de mal à m’accorder une trêve ,à penser abandon … Je suis cramponnée à mes protections , comme un nourrisson au mamelon , question de survie au delà de toute raison , la force de l’imagination ,capable d’ébranler les fondations en faussant ses propres perceptions . Libre association… l’impertinence du retranché à s’exprimer sans autre forme de permission, le coté pile qui vous saute à la face, pour une confrontation ou les deux doivent sortir gagnants , afin de ne former qu’un dans la victoire de l’acquis sur le demeurant, l’ultime signe de rébellion de l’avancé à reculons …

vendredi, avril 4 2008

paradoxe ...

Avec des … si , on pourrait mettre Paris en bouteille . J’ai pour forme de pensée de ne pas me laisser dévorer par les regrets . Tous ces… si ça se trouve , ou ces … à quelques choses prêts , qui font obstacles aux opportunités . Mais ce matin j’avais l’âme à ruminer . Pourquoi m’a-t-il fallu errer si longtemps avant de me poser ? Tout ce temps perdu à me passer à coté … « il n’a pas été perdu , il vous a permis de développer votre multiplicité et vous a conduit là où vous vous trouvez … » J’ai préféré ne pas relever et juste me laisser bercer par la mélodie de cette vérité … Il est vrai que sans tous ces mécanismes mis en œuvre pour faire écran au cataclysme de certaines réalités, je n’aurais pas connu le quart du dixième de tout ce que j’ai du m’inventer dès l’enfance pour ne pas me disloquer et continuer à avancer. Je n’aurais sans doute pas déployé autant de prouesses d’imagination pour me créer un univers de remplacement , cherché et trouvé l’évasion dans la magie des mots, et autres moyens propices au rêve et à la fuite et je n’aurais pas accedé à la multitude de domaines auxquelles je me suis essayée avec autant de plaisir en retour. Je ne serais pas riche de cette inusable capacité à rebondir quelque soit la violence des assauts , ni remplie de cette rage à maitriser ma destinée, qui sait même,si j'aurais seulement fini par me trouver …quel paradoxe !

mardi, avril 1 2008

re-naissance

J’ai mis une croix sur mon enfance et depuis je la porte … Je suis née , il y a un peu près... un an . Un jour où j’ai croisé mon image dans la glace ,que je me suis reconnue et me suis sourie . Depuis, je ne me quitte plus , comme lorsque l’on a retrouvé un ami que l’on croyait disparu . Il m’est arrivée la même chose avec l’écriture , le dessin, la peinture , la photo, la sculpture …des années à chercher ,ce en quoi , je me reconnaissais , pour enfin le trouver dans la multitude et la diversité . Je suis pluriel , quelle singularité ! Différente… il est temps de l’accepter . J’ai laissé mes premières années quelque part loin …et le peu qu’il m'en reste j’aurais sans doute mieux fait de l’oublier . Mais ce n’est pas comme cela qu’il en a été décidé. Pour être soi , il faut être entier de la tête… aux pieds . Pour être soi , il ne faut pas chercher ailleurs ce que l’on a sous le nez, il faut apprendre à fusionner l’acquis à l’inné … sans rien renier et apprendre à s’aimer, ainsi fait . Des années à se fuir ou se chercher , à préférer le mensonge à la réalité , à se cogner et à pleurer , le tribu à payer pour alléger le poids de la croix , jusqu’à presque l’oublier .

lundi, mars 31 2008

plongée...en apnée

Je ne sais pas à quel moment je l’ai décidé . Elle prétend qu’en arrivant je le savais. Je crois qu’elle se trompe. En arrivant , je n’étais qu' encombrée , de colère et de peur , complètement déboussolée . j’ai tout posé en une fois . Elle n’a pas bronché … pas comme si elle s’en fichait , non… juste , elle a tenu bon sans vaciller . Elle était de la trempe de mon arbre… imposante et rassurante , cette rencontre , m’a sauvée . Trois ans à l’aimer, la détester, chercher à la séduire ou la repousser. Aujourd’hui, je sais que nos chemins devront se séparer mais elle sera toujours là, dans mes pensées ; un guide , une force qui ne va pas me quitter , le jour ou mon tour sera arrivé, d’être pour d’autres égarés , ce que pour moi elle a été . « Je veux être psychanalyste » …Elle n’a pas éclaté de rire, elle ne s’est pas moquée, comme je le craignais , elle n’a pas argüé le saugrenu d’un pareil projet , ni tenté de me décourager , « c’est long, très long… » a-t-elle simplement lâché avec une pointe de gravité , avant dans un sourire de rajouter « mais , en arrivant déjà vous saviez … ». Comment savoir ce que l’on va trouver , quand on plonge en soi en une profonde obscurité ? J’ai plongé en moi et y ai trouvé la confiance en la ressource humaine … Ce que j’ai pu , chacun l’a à sa portée ...

vendredi, mars 28 2008

l'éphémère

D’elle ou de moi, laquelle des deux était la moins bien lunée ? Ce matin , j’ai payé juste pour la voir et m’entendre parler et quand elle m’a demandé sur un ton légèrement impatienté, ce que je voulais dire aujourd’hui? j’ai réalisé et je me suis bloquée. Ce matin je n’avais rien à dire , j’ai juste échappé le mot de trop, qu’elle s’est empressée de relever, pour clôturer la séance … « ce que j’aime dans l’écriture c’est le fugace, l’éphémère plaisir de l’acte d’écrire » , l ’éphémère … ‘l’effet mère’ Je me suis rebiffée « non vous n’allez pas me laisser avec ça, toute la semaine » , elle a haussé les épaules , «hé ! …c’est vous» . Quoi , moi ? J’ai commencé la séance, en officialisant par sa présence, la signature d’un traité de paix entre ma mère et moi .Le résultat d’un travail de deux années avant d’admettre l’inéluctable , rien ne pourra m’empêcher de continuer à aimer ma mère pour ce qu’elle a été, ni ce que j’aurais aimé qu’elle soit , ni ce que j’ai cru qu’elle était … elle a été et demeurera MA MERE avec cette sensation forte et émouvante d’imprenable. Je la termine , sur une vague sensation d’inachevé . Comme tous ces romans commencés et abandonnés , ces pages d’écritures laissées en suspens , ces mots mal considérés , gaspillés … ‘l’effet mère’ , traiter ce que l’on aime, se traiter mal , comme on l’a été … s’auto censurer .. se punir , s’interdire la satisfaction du plaisir abouti , justifier par cette frustration , que l’on ne vaut pas mieux que ce trop peu, qui vous a été accordé …