racines perdues

A la recherche des racines perdues ... On connaissait la femme tronc , la femme enfant ou tête de linotte … Imaginez un arbre ..sans racines . Première saison , il fleurit ; deuxième il bourgeonne et s’épuise ; troisième il se dessèche et c’est fini . Je suis à l’automne de ma vie et je refuse de finir comme lui . Stop …écoute les sens des mots et des émotions que te dictent ta raison et ton corps et laisse toi conduire à bon port … changement de vie , changement de décors .

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lundi, juin 23 2008

Bienvenue ailleurs ...

J’ai déménagé ce week- end, enfin j’ai changé d’hébergeur de blog, de titre, de présentation ... Racines perdues , ne me convenait plus .Non pas qu’il me semble avoir retrouvé ces fameuses racines dont je me suis bel et bien coupée, mais le manque lui a disparu . Peu importe les racines , si je continue à avancer , nourrie par autre chose que le passé . Psyblog, est le premier à m’avoir retrouvé, de très bon augure… , merci à lui pour son souhait de bienvenue dans ce qu’il appelle la grande ville des blogs . Bienvenue à vous , si votre choix est de suivre mes déambulations dans cet ailleurs ou j’avoue me sentir encore un peu seule pour le moment …

http://pume.unblog.fr/

jeudi, juin 19 2008

Inceste ...le mot de l'ignominie .

VENDREDI 20 JUIN ,

UN CONCERT DE MUSIQUE DE CHAMBRE OFFERT PAR L'ECOLE DE MUSIQUE DU PUY EN VELAY SERA DONNE AU PROFIT DE L'ASSOCIATION A SAINT VINCENT 43800 -

POUR RESERVER VOS PLACES : 04.71.08.57.20

J - 1...Demain soir l'Association "Pluriel" organise sa première manifestation publique . Elle proposera un concert de Musique de Chambre au profit des victimes d’inceste et d’agressions sexuelles . Une manifestation qui a surtout pour objet d’attirer l’attention sur le sujet au demeurant tabou de l’inceste dans notre société et d’informer le public de l’action que nous menons auprès des victimes et de leurs familles.

D’après diverses enquêtes, on peut compter qu’aujourd’hui , une fille sur huit et un garçon sur dix ,est victime d’abus sexuels avant ses 18 ans et cela principalement au sein de sa propre famille !… Anorexie, boulimie, scarifications , troubles sexuels , adductions , dépressions , suicides ou tentatives autant de situations auxquelles nous sommes confrontés au contact de ceux que nous appelons victimes ou survivants de l’inceste ...

En l’an 2008 il est temps…

De briser le silence De remonter dans l’enfance

Une enfance Des silences

Elles ont 5 ans Ou parfois 60 ans

Dans tous les cas c’est maintenant Maintenant seulement

Qu’elles ont brisé le silence Qu’elles ont jeté l’enfance

Une enfance Sans insouciance Une enfance Sous influence Une enfance De maltraitance

Elles ont 20 ans Ou parfois 30 ans

Elles survivent par devant Et meurent en dedans

Dans le berceau du silence De grands yeux sans méfiance Elles y avaient confiance Elles y ont quitté l’enfance

Et de 5 ans A 60 ans

Maintenant parlons en… En l’an 2008 il est temps…

Nous serons leur défense Nous comprendrons leur méfiance Nous arrêterons le temps Nous écouterons l’enfant

Nous demandons maintenant A la justice de notre temps Au personnel soignant A nos gouvernants … D’en faire autant !

Merci à Joe notre Présidente, pour ce coup de cœur , ce coup de gueule qui sera lu en ouverture du spectacle concert , merci à elle, et à toutes celles et tous ceux qui vont puiser énergie, force et détermination dans la révolte et l’indignation , pour que soit brisés le silence et l’hypocrisie qui entourent cette ignominie.

http://pluriel-face-a-incestes-et-abus-sexuels.fr/

mercredi, juin 18 2008

Vous avez dit ...parents ?

Mal à la tête et mal de dos . Encore ? toujours ! et pourtant rien de nouveau … en dehors du temps je dirais même qu’il fait beau .

Une vie bien pleine , un mari et des enfants que j’aime , qui m’aiment , des amis, du boulot ,un projet dans lequel je progresse et sous mes yeux , un tapis de coquelicots , la fleur que je préfère, dans une turbulence de rouge sur vert, en attente de moins de pluie , de mieux …

Pourtant , je peine …écartelée entre ma vie et la sienne .

La mienne défaite de ses chaines qui me projette en avant ,la sienne qui freine …prisonnière du temps.

J'en ai plein la tête et plein le dos … captive de l’affect. quel fléau !

Mon père qui me mène par le bout des sentiments et avant lui ma mère … vous avez dit …parents ?

mardi, juin 17 2008

Même pas la peine d'en rêver ...

Hier la philo et sourire à moitié. Aujourd’hui histoire –géo , pas de quoi trépigner …les jours s’égrainent , les épreuves s’enchaînent …au moins me disait -elle hier , nous ne souffrons pas de la chaleur dans les salles d’examen …un fait est , soyons positif .

Elle va réussir brillamment son épreuve de passage chez les « grands » , quand une candidature a été retenue parmi les trente meilleurs dossiers sur 700 demandes , il ne peut pas en être autrement , n’est ce pas ?…

Mon trac, je me le garde ; les granules homéopathiques pour juguler le stress, c’est moi qui les prends . Je sais objectivement , que j’en fais un peu trop dans l’accompagnement. Comme si j’étais pressée de vivre le grand chambardement qui va entourer son installation ailleurs que chez elle , chez nous , dans sa maison ... Trouver un logement et le rendre accueillant , prévoir les transports , les repas et … le budget inhérent à la situation d’étudiant .

Je ne sais pas comment font les autres parents, mais nous, avec un salaire d’instit .et mes appointements aussi irréguliers qu’aléatoires, nous avons de quoi vivre sans pleurer, mais peu de place pour les débordements , un petit peu comme si nous attaquions l’époque du parcourt du combattant …

Et là je réalise le changement, entre mes années fac. et celles de l’étudiant de maintenant .Qui aujourd’hui peut accéder aux études universitaires ? A part ceux que la loterie, a dès le départ, déjà triés …je ne prétends pas que trente ans plus tôt , la ségrégation ait été moins sévère entre les classes sociales , mais il était plus simple de se débrouiller sans gros moyens. La petite chambre sous les toit et le camping gaz pour réchauffer une boite , suffisaient largement à mes besoins auxquels je subvenais par le biais de quelques mois de jobs l’été …même plus la peine d’en rêver .

lundi, juin 16 2008

Passe ton bac. d'abord ...

Aujourd’hui philo, demain histoire, mercredi éco, jeudi math..., anglais …j’ai mal dormi, pire qu’elle, apparemment , probablement moins bien préparée . L’enjeu , est de taille une sorte de permis de construire sa vie d’adulte. C’est important !… pour elle et pour nous aussi parents , qui pendant 18 ans , avons aidé notre bout de chou à devenir grand , en la préparant de notre mieux pour ce moment … l’envol du nid dans un bel élan . Son bac. dans sa poche ( je croise les doigts par superstition …) , ce sont les portes d’une autre vie qui s’ouvrent devant elle , la dernière ligne droite avant le grand plongeon dans la vie active et son éventail de choix et décisions . A 18 ans j’appréhendais l’avenir avec la même jubilation , dans un contexte social , sans aucun doute très différent , mais n’en est il pas ainsi de tous les temps, de chaque génération à ses descendants ? Je trouve injuste que chaque naissance soit un tirage au sort , et que soient répartis les atouts telle une distribution de lots .Qu’il faille à certains se battre plus que d’autres, pour arriver aux mêmes fins ou renoncer avant même d’avoir commencé, aux vues d’insurmontables difficultés de société . Il est injuste qu’à 18 ans tous les yeux , ne brillent pas de la même passion, pour des raisons de couleur de peau , d’origine sociale , de religion , ou autres discriminations de naissance . Il serait injuste que les yeux de ma fille brillent si elle même n’avait pas cette conscience …mais je sais qu’elle sait , qu’elle ne porte pas un regard éteint sur tout ce que j’appelle, ces chances et qu’elle saura faire bon usage de ses différences , les yeux grands ouverts sur un monde dont elle réalise également, les injustices, les turpitudes et autres violences … un regard en amande , tout en brillance à la taille des ses espérances .

dimanche, juin 15 2008

On n'arrête pas un train en marche ...

Hier, je me suis surprise à flâner sur le weeb à la recherche d’un local à louer en vue de mon projet . C’est comme cela que j’ai réalisé , que j’étais repartie . « On n’arrête pas un train en marche … », au terme de ce ralentissement forcé , débarrassée de l’ivresse de l’enthousiasme , je réalise l’esprit posé, que je sais parfaitement où je vais , ce que je fais et pourquoi je le fais . J’ai simplement « envie » de faire partager ce que j’ai découvert , le sentiment d’être « en vie » et libérée de la plupart des entraves de mon passé, de l’incompris au mal digéré . Quand à un moment donné on relève le nez de son nombril et que l’on réalise que l’on s’en est bien tiré, grâce à une méthode tellement simple qu’il serait trop bête de ne pas en faire profiter ! on ne se pose plus de questions sur le chemin à emprunter on a juste trouvé une belle façon de continuer à avancer . Je simplifie, c’est un fait , pourtant elle tient en ça la réalité de ma motivation , essayer de faire profiter de ma découverte à tous ceux qui sont prêts à se donner les moyens pour s’extirper d’eux et se révéler .

jeudi, juin 12 2008

Aujourd'hui, je bulle ...

Aujourd’hui, je bulle …récompense d’une belle organisation ,donc sans scrupule !

Au regard de ma topine’Joe, fait pas bon être psy. par les temps qui courent , en raison du temps justement qui déteint allègrement sur le moral de troupes . Notre " live-motive " ? la dérision et l’humour en perfusion s’il le faut , le rire qui fait fi des convenances et de l’ordre établi , la moquerie comme thérapie .

Selma is shocking … je comprends ! je la rassure rien de méchant , juste un exercice de psy, de libre association , de jeu de mots en cascade sans analyse et réflexion , juste pour la rythmique des syllabes, le son ; une façon comme une autre , de ne pas faillir quelque soit le temps .

Journée bulle donc , sans Zoé, travail d’écriture et clients … Au programme , ménage …le grand , histoire de rattraper le retard dans la chasse aux araignées et au poil de chien , poussière et autres envahisseurs indésirables . Lessive deux ou trois , avec étendage au grand air, pour une fois … profitons ! repassage …1,20 m de hauteur au moins , le frigo à remplir bien entendu … arrêts banque , poste et mairie, pendant que j’y suis .

Quel temps fait-il aujourd’hui ? merveilleux … le soleil après la pluie .

vendredi, juin 6 2008

ce mois de juin qui déteint ...

Je ne sais pas pourquoi, j’ai la tête vide comme ça et suis au bord des larmes pour rien .Aujourd’hui ma fille visite l’établissement qui va l’accueillir les deux ans qui viennent et découvre la ville ou j’ai passé dix merveilleuses années de ma vie . Clermont- Ferrand , la ville à dimension humaine, le charme urbain niché au cœur du Parc Naturel des Volcans, l’ambiance estudiantine en prime .J’en pleurerais presque …Quelques mots échangés ce matin sur msn, le constat de cette justice frileuse qui préfère sacrifier l’avenir d’un enfant au bénéfice du doute , dans des affaires d’incestes avérés . J’en pleurerais presque …la séance avec George hier ,la voix qui flanche , la colère sous jacente , la déception en évoquant cette dernière séance avec celle que j’avais placé trop haut sur mon échelle de valeur et de confiance . J’en pleurerais presque …Ce mois de juin qui dégouline de pluie son ciel de Toussaint et son anniversaire le plus triste de l’année . J’en pleurerais ...tiens .

jeudi, juin 5 2008

Zoé ...

J’aime être surbookée , je suis surbookée . Trois bouquins en parallèle et comme il me restait quelques heures ( ! ...) j’ai accepté de garder le bébé d’un jeune couple en panne d’assistante maternelle jusqu’à début juillet !...Un bébé de 9 mois , ça mange, ça joue, ça babille, ça rigole et ça dort …Elle a des grands yeux gris anthracite et deux petites dents en bas …elle est craquante et je suis tombée sous le charme voilà ! Maintenant mes journées vont tourner autour de ce bébé, mes rendez vous regroupés les jours ou je ne l’aurai pas et les heures d’écriture le soir après son départ ou quand elle dormira . Retour dans les souvenirs presque 20 ans en arrière , à l’époque ou il me semblait possible de mener de front carrière professionnelle et maternité …où je rêvais de continuer à écrire avec mon bébé à mes cotés . C’était juste avant de m’écrouler, épuiser et de commencer à déprimer . Un bébé à soi c’est 24 heures non stop, jours et nuits comprises, 7 jours sur 7 et toute l’année sur des années …sans transition ,après , j’allais oublier, avoir vécu une grossesse et accessoirement… avoir été accouché . A cette époque j’ai choisi de pouponner . La roue tourne , et j’ai recommencé à travailler, jusqu’à aujourd’hui, ou cerise sur le gâteau, m’est proposé l’opportunité , de concilier mon travail et le plaisir de me pencher à nouveau sur un bébé ...en garde partagé ! la situation peut prêter à sourire , ou susciter multiples commentaires .Personnellement , je me trouve particulièrement chanceuse, d’avoir pu faire les choix que je souhaitais , quand je l’ai souhaité et de pouvoir continuer …

mardi, juin 3 2008

la saison en ..."eur "

Tristounette, l’humeur assortie au temps …

Yolande , l’amie de psyblog est décédée cette nuit . Je ne la connaissais pas et psyblog n’est qu’une connaissance virtuelle pourtant en ce jour , le vague à l’âme, lui, existe vraiment .

L’empathie, pur transfert de sentiments …la conjugaison de l’âme à tous les temps .

Allumer un feu de cheminée , pour assécher sol et pierres , début juin … voilà qui est surprenant !

Dans mon souvenir fin du printemps , aube de l’été il en était autrement …

Un gout de cerises volées et jeux de garnements, de fin d’année scolaire aux jours comptés et premiers relâchements , de jupes courtes et jours qui rallongent …

La saison des saveurs, couleurs , chaleur …bonheur , pas la saison ou l’on meure …

lundi, juin 2 2008

Bac J- 14 ...

Bac J-14…cette année, comme dirait ma fille, c’est chaud !…nous passons le bac . Enfin elle passe le bac . , nous avons toujours été solidaires en toutes circonstances ,nous n’allons pas déroger , solidaires jusqu’au bout …nous serons . Cela signifie, canaliser le stress au mieux et distiller confiance et optimisme . j’ai passé un pacte avec moi, Je lui fiche une paix royale pendant 15 jours . Aucune critique sur son look , habillement coiffure , sur l’état de rangement de sa chambre , s’il le faut je ne donne pas mon avis sur le comportement de Sophie , sa peste meilleure amie , qui s’en sert comme d’un tapis …j’attendrais les vacances et de meilleures circonstances pour lui dire une bonne fois pour toute ce que j’en pense …après elle en fera bien ce qu’elle voudra . j’ai décidé de lui faire entièrement confiance , et d’être la , en me faisant la plus discrète possible , pour lui concocter ses petits plats préférés , aplanir toutes les difficultés et filtrer tous les conflits larvés qui pourraient venir parasiter , cette période un peu délicate à passer . A l’heure ou nos jeunes entrent en phase de bachotage intensif, on nous rabâche les oreilles comme quoi le bac ne sert plus à rien avec un niveau revu à la baisse . Alors pourquoi nous imposer cette épreuve je me le demande !..

samedi, mai 31 2008

Association "Pluriel..."

Je ne vous ai jamais parlé de cette Association , à laquelle je donne un peu de mon temps, ni de son ambition ? Nous partîmes à cinq et nous retrouvâmes à trois , six mois à peine, après le début de l’opération , mues par différentes… motivations . Au départ le regroupement aussi fortuite qu’improbable d’une poignée de femmes de tous horizons, via un site Internet traitant de l’inceste , toutes sensibilisées au sujet à différents niveaux et désireuses d’apporter une contribution à la réparation des dégâts provoqués par ce fléau. Et dieu sait, s’ils sont nombreux, ces enfants devenus grands, à se débattre dans la douleur du souvenir en pleins tourments , nombreux et souvent seuls et laissés pour compte dans le silence du secret . Encore tabou, le sujet de la famille et de ses secrets , les révélations qui font tout exploser et l’errance qui va suivre pendant des années . Cette Association , nous l’avons crée pour combler cette injustice qui consiste à basculer de l'état de victime à celui de paria ,dans une société qui ne sait pas prendre ses responsabilités pour protéger ses enfants , ou tenter de réparer quand le mal est fait . Nous proposons un « marrainage» , un soutien individuel pour rompre la solitude et remettre le pied à l’étrier , parce que nous savons bien toutes, nous qui sommes devenues "marraines" l’importance de « ce plus, au bon moment » qui permet de retrouver son souffle, avant de prendre un élan … j'en profite pour lancer un appel , des "marraines" , il nous en faudrait plein !

http://pluriel-face-a-incestes-et-abus-sexuels.fr/

vendredi, mai 30 2008

prêt ...à

Je récupère et en même temps, continue à errer . Du mal à rassembler mes idées et à me définir dans mes souhaits . Georges a raison , je ne sais pas encore ce à quoi je suis disposée, encore terriblement partagée . L’antre de Georges me plait et le personnage aussi me plait . Le problème "et" ailleurs , j’ai juste le sentiment d’en avoir terminé avec ce temps d’analyse . J’en reviens à ce dernier sentiment exprimé , celui qui a soulevé vents et marées et provoqué le tsunami qui m’a chavirée . Prête à changer de rôle et terriblement perplexe face à la situation qui voudrait qu’en trois années j’ai ingéré et digéré ce que certains vont mettre une vie à chercher . Et si c’était contre cela qu’elle se soit révoltée , contre cette improbabilité face à ce « long, très long » … abrégé d’un concept au regard de sa propre subjectivité . Prête… mais par pour autant figée dans l’immobilité , prête à avancer . Je l’entends encore me crier dans un défit , « alors, lancez vous !… » et voilà bien résumé mon désir …me lancer ! Je ne suis pas pressée de courir au devant d’une autre claque , mais je sais par quoi je vais commencer lors de cette prochaine séance avec Georges .Je vais commencer par lui demander …Quels sont les ingrédients à réunir pour faire un bon analyste et dans « ce long , très long »… que faut-il englober ? l’avant , le pendant , l’après …à partir de ce moment , où l’on se sent prêt …à exercer .

mercredi, mai 28 2008

En chat échaudé ...

Maux de tête, vertiges, nausées ,insomnie , à deux doigts d’être coincée du dos …je connais ces symptômes qui apparaissent en révélateur de stress , en signal de détresse … lorsque débordée par le trop, il est temps soit d’en poser , soit d’en laisser . Je n’ai pourtant pas conscience de la difficulté et j’enrage de me trouver ainsi freinée dans le rythme que j’aime m’imposer . C’est affligeant de se sentir diminué, contraint et forcé de ralentir et parfois même de s’arrêter .L’activité de ma journée devra se résumer au strict minimum, mon rendez vous avec Georges aujourd’hui à la pause déjeuner. Il faudra tout de même que je me bagarre dès 8 heures du matin pour obtenir de mon garagiste que ma voiture soit prête à temps et une fois sur place , que je sois à deux doigts de me tromper d’heure à 30 minutes près.

Tout compte , je sais …

J’ai une migraine à couper au couteau et la nausée à cause des antalgiques que j’ai pris pour calmer le mal de dos . Mon impression de la première fois se confirme , l’odeur de tabac vient du fait que mon nouvel analyste fume , y compris pendant les séances , des espèces de trucs assimilés à la gitane maïs . Depuis que j’ai moi-même arrêté de fumer , je fais partie du gang actif de chasseurs de têtes, des fumeurs réfractaires , à pousser le vice jusqu’à être insupportée par la moindre effluve de tabac . Le pauvre il n’a déjà pas déjeuné par ma faute , je ne vais pas en plus le priver de fumer , et à propos peut-on se permettre d’indisposer son analyste en l’empêchant de s’adonner à son vice pendant votre séance ? en plus j’ai bien d’autres chats à fouetter .

J’avance sur la pointe des pieds … malgré tout d’un pas plutôt léger . M’inspire confiance Georges , dans sa méthode qui ne cherche pas à brusquer …néanmoins en chat échaudé …je m'aperçois qu’il me faudra sans doute un peu de temps pour cesser de penser au passé , le temps qu’il faudra . je sais qu’il le sait , lui qui vient de me faire cadeau de cette seconde séance non sans m’avoir informé qu’il acceptait pour sa part de me prendre en séance , après que les conditions aient été évoquées et qu’elles correspondent à mes souhaits . En attendant il me laisse réfléchir tout haut, et me donne le temps de me retrouver . Je crois avoir prononcé le mot confiance à un moment donné , juste avant de laisser un blanc s’installer et de retenir une envie de pleurer . Aie, aie, aie , pas gagné …

vendredi, mai 23 2008

une page lourde à tourner

Introspection …amputée d’une partie de moi, je marche à « clopinons ». Habituellement avant de quitter un lieu , je range , une façon de rendre accueillant le retour , ou clore un moment . Cette fois, j’ai tout abandonné . Je n’ai pas anticipé , je suis partie sur trois points de suspension … la pire des situations . Je suis partie avant d’être quittée , selon un bon vieux procédé éculé . Une lettre, surtout si elle doit rester sans réponse , ne balaiera pas incompréhensions , déceptions et regrets . J’espère que Georges m’aidera à retrouver bon sens et lucidité . Son psy . est la dernière personne à qui l’on devrait s’attacher . Parce c’est la seule personne, dont on est sur qu’un jour on devra faire le choix de se séparer . Même prêt ou se sentir prêt , ne suffit pas à franchir le cap d’un pas léger . Introspection … Mal de tête, nez bouché et fatigue inhérente … rhume prétexte au flottement , et à l’abandon dans l’embrumé . Bonne raison , pour ne pas en chercher une autre, aux larmes qui coulent toutes seules et à la goutte au nez . Goûter au silence et laisser les pensées se reposer , les émotions se calmer . Prendre le temps de se rassembler, avant de redémarrer …Ce week - end , j’ai prévu un retour aux sources , aux valeurs négligées , la famille, la nature et tous les petits moments privilégiés abandonnés au profit des fausses excuses et mauvaises priorités . Tiens demain on se fait un ciné , un bon dessert pour le gouter et dans la lancée la préparation d’une confiture à la rhubarbe dont je détiens le secret d’une rare excellence ...hamac , rêverie et repos pas volé .

mercredi, mai 21 2008

Freud à quelque chose prêt...

Cet après midi , j’ai rendez vous à 15 heures avec Georges et me voilà dans le même état que si j’avais un oral à passer . La tête vide , pire encore , vertiges et migraine ! Boule dans la gorge , l’angoisse au ventre . Cet après midi, je profite également de la sortie, pour poster la lettre écrite à l’intention de ma psy, par laquelle je lui annonce que nous en avons terminé . Deux démarches difficiles , dont j’aurais préféré me passer . Aujourd’hui ma mère me manque comme par hasard , le chagrin réactivé par cette rupture inopinée, avec celle qui l’avait insidieusement remplacé quelque part dans mes pensées . Cette fois , je suis vraiment seule à la croisée des chemins, avec un choix, qui a moi seule revient . Première grande décision pour franchir une autre étape. En d’autres temps , j’aurais choisi la facilité , en renonçant face à la difficulté . Je me serais dit , trop dur, hors de portée et me serait vite consolée . J’aurais fuit également, avant de m’essayer ailleurs pour accélérer l’oubli … 14 heures cette fois j’y vais … J’avais dit que tout comptait, c’est vrai. Y compris le chien prêt à vous dévorer là de l’autre coté de la grille qu’il vous faut longer avant d’atteindre la porte d’entrée . Tout est vieux et fané , le canapé défoncé , le tapis élimé …même pas le temps de s’interroger sur l’envie de fuir ou de rester , une porte s’ouvre, puis une autre , double porte , tout y est .Si j’en doutais encore , me voilà rassurée sur l’activité qui s’exerce entre ces murs et l’authenticité de la fonction du maître des lieux . En fait c’est comme ça que j’imaginais l’antre de Freud et Freud lui même à quelques choses prêt … Le face à face dans l’éloignement , la diagonale de la pièce exactement . Les mots qui viennent naturellement et une voix qui répond ce qu’il faut… au bon moment … Le divan ,d’une autre époque, avec l’auréole à l’emplacement de la tête , marque sur cuir du bouillonnement … une heure à ne pas avoir vu passer le temps , à évacuer pêle-mêle l’encombrement . Cadeau , cette première séance et rendez vous pour un second bout d’essai, pour être bien sure avant de commencer . Sourire et pourtant boule et gorge serrée… et ma lettre quand va-t-elle arriver ?

jeudi, mai 15 2008

fin du blocus ?...si seulement

Je suis … « nerfs à fleur de peau » , en manque de sommeil probablement . Si je n’ai pas mon compte de dodo , c’est à dire 9 heures minimum de repos consécutif , je suis hors tempo et de couacs en fausses notes , je perds les ¾ de mes moyens et m’égare dans le crescendo . Et là , il commence a y en avoir trop …

La goutte d’eau …un coup de téléphone de ma psy. ce matin qui m’annonce , « je n’ve…, je ne peux pas vous recevoir demain . Je vous dis à vendredi prochain à la même heure … » ben tiens .

Aussitôt raccroché, j’ai senti la colère me monter au nez . L'Art et la manière de se débiner … la meilleure façon d’échapper à ses responsabilités ! …même pas une explication , un mot d’excuse , la proposition d’une autre solution ! juste un "démerde toi " … si c’est pas la confirmation d’un changement de situation ça . La preuve qu’il ne s’agit plus d’une banale situation d’analyse mais d’un vrai problème de relation à un autre niveau …

A moins que je ne devienne parano, je trouve cette attitude pour le moins pas très …pro !

...« Ne reste pas sur ce coup de fil , prends RV avec un autre psy …et puis tu sais le zazard !… » ma topine ‘Joe est toujours de bons conseils et nous partageons le sentiment qu’il existe toujours une contre partie au fortuit ...

Cette fois c’est fait !

Pfffffff... les hésitations entre ici ou ailleurs , celui ci ou un autre , quel jour , quelle heure , pour le pire ou le meilleur …

J’ai pris rendez vous avec...Georges, mardi 20 mai à 15 heures .

« …et n'y va pas la queue entre les jambes mais forte de tes 3 années d'analyse et de ton acquis ! … » dixit ma topine'joe ...Voilà qui est bien dit et digne d’une psy … :- )

Ce n'est que soulagement , un nouveau pas en avant , après le blocus forcé de ces derniers temps ...

mardi, mai 13 2008

le premier rendez-vous

J’avais oublié les effets du premier rendez-vous. La fébrilité à s’emparer du téléphone et à attendre le son de la voix qui va répondre . Très important le timbre de la voix , déclencheur immédiat de la première intuition concernant le déroulement de la prochaine étape . En fait peu importe la voix, telle qu’elle soit on se met immédiatement à fantasmer, elle ou il à l’air sympa, c’est rassurant … le rendez-vous est proche, preuve qu’elle ou il me porte de l’intérêt … plus loin que je l’imaginais ? preuve, qu’elle ou il est vraiment surbooké, sans doute un crack …je suis bien tombée !… Quarante minutes de route , le temps de ruminer …quand je serai installée, j’éviterai ce tracas à tous ceux qui doivent faire des kilomètres pour atteindre l’une des deux villes moyennes les plus proches… On arrive souvent en avance la première fois , de peur d’arriver en retard, de trouver porte close , oui de faire mauvaise impression dès le départ . Le temps de trouver une place pour se garer, de trouver l’adresse …bref une demi heure à occuper… ne reste plus qu’à tourner dans le quartier histoire de calmer la tension qui monte . Pourquoi autant de stress, va pourtant pas me manger ? Tout a de l’importance , le look ou standing du bâtiment d’accueil , la porte qui sépare de l’antre et la façon dont elle va s’ouvrir et vous inviter à la découvrir , et là très vite déco, ambiance , odeurs, luminosité, le cœur qui s’emballe , trop tard pour reculer ...Déçue ou soulagée , l’alchimie en ébullition ou impression mitigée , tout risque de se jouer , là en quelques minutes dans l’échange d’un regard , d’un sourire, d’un mot , d’une impression , d’un apaisement , d’une tension …Etape suivante , j’y retourne où pas ?

…Et pendant que j’y suis , si je le prenais ce rendez vous avec mon nouveau psy ?…flutte, perdu son numéro …

mardi, mai 6 2008

les mots

Insomnies ,vertiges, migraines , nausées ,le moral en baisse…pas difficile de dater les premiers symptômes . Quand le corps prend le relais pour exprimer ce que la conscience refuse d’entendre , mieux vaut ne pas insister … Super- wooman aussi peut s’écrouler ! j’ai perdu la foi ou alors c’est elle qui m’a quitté . J’ai cessé de croire que mon rêve était prêt à s’accomplir. J’ai fait le compte des années et j’ai réalisé l’incompatibilité avec « le long, très long… » , cette forme de matérialisation impossible entre les points de départ et d’arrivée . Je trouve incroyable la force, de l’accomplissement des mots … entre ceux qui galvanisent la volonté de soulever des montagnes et ceux qui pulvérisent à l’impact et réduisent à néant . Trop mal à la tête aujourd’hui pour continuer à penser tout haut , me sens un peu en miettes , énergie latitude zéro , m’étonnerait pourtant avoir dit mon dernier mot …

Il en est...



De mots hideux



Qui vous transpercent le cœur… comme un pieu

Des mots tueurs… à la précision de torpilleurs

Des mots menteurs... aux méthodes de voleur



Des mots crachés

Arrachés

Violés



Mots de trop et... de trop peu



Qui vous abandonnent au manque de mieux



Et ces autres en trop, qui sonnent creux…



Débités à la queue leu-leu



Mots verrouillés



Gâchés



Jetés



Les bons mots…



Les mots tendres... et réconfortants



Mots malheureux… De maux... A mots bleus…

jeudi, mai 1 2008

1er mai le jour du muguet

Y’a des jours comme ça …une odeur de muguet, les yeux et le nez qui se mettent à piquer .

Un rayon de soleil , entre averses et nuées ; deux nuits sans sommeil ; l’envie de paresser ;de perdre la liste, de tout ce qui s’ajoute à ce qui devrait être fait et d’écouter ce besoin d’une pause, de se laisser aller … de la vie en rose… au violet , le mot qui indispose qui donne la nausée . Une odeur de muguet qui enivre, un petit air de fête, en attendant l’été . ...Dans chacune de nos deux têtes, tournent les mêmes pensées, un sentiment de guerre perdue, en pleine saison des blés .Isolés , chacun de notre coté, incapable de ne faire qu’un , pour partager la peine et l’alléger. Toujours éloignés de cette distance qui continue à me peser. Qui me rappelle le vide de l’enfant que j’étais à chercher ailleurs cet amour mal donné. A y perdre mon enfance , en innocence volée , violée, le mot lourd à trainer, à chaque pas collé .

Il pleut , le jour du 1er mai …

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